Une free party en cours à Quincieux

Voici une actualité que l’on avait pas vu venir pour la mettre dans l’agenda des sorties dans le Beaujolais.

Depuis vendredi soir, une free party (ou Rave Party) est en cours à Quincieux.

Alors que la gendarmerie dénombre plus de 1000 participants, on peut compter 500 à 600 véhicules de teufeurs garés dans le hangar désaffecté où se déroule la fête.

Alors que chacun y va de son petit commentaire sur le bruit, le nombre massif de jeunes (et moins jeunes) se trémoussant sous emprise de stupéfiants, on a décidé ici de vous faire un portrait ici de ce qu’est une free party, loin des reportages de Jean-Pierre Pernaud et des clichés télévisuels.

Qu’est-ce qu’une free party ?

Les free party sont des fêtes, organisées dans des lieux insolites, souvent sans autorisation mais parfois avec le soutien du propriétaire du terrain, voir même d’association.

Très populaires au cours des années 90 et 2000, les free party sont un peu plus rare aujourd’hui du fait que les autorités sont plus organisées pour les arrêter, mais malgré tout, elle perdurent et chaque w.e, les amateurs de musique électronique se retrouvent pour partager leur passion.

Musique électronique à fort volume

Hormis la forte population qui se déplace sur ces événements, ce qui dérange le plus souvent les riverains, ce sont les rythmes de la musique électronique qui s’immisce jusque devant leur porte, voir au fond de leur lit.

En effet, ce qui caractérise les free partys, c’est la puissance des sound-systèmes déployés pour faire résonner la techno et faire vibrer les teufeurs venus s’éclater durant le week-end.

Des drogués irrespectueux…

Enfin, les free party ont mauvaise presse du fait de la population qu’elles drainent.

Les teufeurs ont parfois un style qui ne passe pas inaperçu auprès de la ménagère. Pourtant, les adeptes de ces soirées peuvent tout autant porter un costume cravate.

La drogue présente dans ces soirées contribue énormément à leur mauvaise réputation, pourtant bien qu’il arrive parfois de tragiques accidents, la drogue n’est pas plus légion dans ces soirées que dans d’autres. Elle circule certainement plus librement et les consommateurs se cachent moins pour consommer que dans des lieux plus conventionnels mais il ne faut pas se leurrer, une personne qui souhaite prendre de la drogue n’a pas besoin d’une free party pour en consommer.

Espace de liberté

Mais qu’est-ce qui attire autant de monde dans ces soirées qui ont pourtant si mauvaise réputation ?

Pourquoi faire autant de route pour participer à une soirée (on parle à Quincieux de certaines personnes arrivant tout droit d’Italie) ?

Une free party, comme son nom l’indique est avant tout un espace de liberté, on s’y retrouve pour faire la fête tous ensemble, sans aucune barrière de milieu social, race, religion ou quoi que ce soit !

L’amour de la techno est le seul point qui uni tous les participants de la soirée. La réputation de certains dj ou de certains sound système fait déplacer les foules comme vous seriez prêt à faire 500 kilomètre pour aller voir un concert de votre artiste favoris.

Liberté oui, mais pas inconscience

Bien que l’image des free party et de ses participants puisse être extrêmement négative, tant dans la presse que de la population des lieux accueillant ces soirée, il faut toutefois savoir que les organisateurs ne sont pas inconscient ou désorganisé (ça peut arriver et ça contribue à la mauvaise presse mais c’est assez rarement le cas).

Stands de prévention contre la drogue, contre les MST, bienveillance entre les participants, lieux de repos pour les participants souhaitant s’écarter un peu de la fourmilière de la fête.

Le milieu de la techno et des free party a appris au fil des années à assurer une certaine sécurité lorsqu’un événement est organisé et même si extérieurement on peut avoir l’impression qu’une poignée d’inconscients sales sont venus poser trois enceintes, il y a en réalité une véritable organisation derrière.

L’idée n’est pas ici de défendre ou de jeter la pierre aux free party mais simplement de mettre quelques idées derrière un terme qui sert souvent à la presse à simplement décrier un rassemblement de sauvages bruyants. Après chacun est libre de se faire son avis 😉